Le Syndicat national professionnel des maîtres-nageurs sauveteurs (SNPMNS) avait alerté sur le contenu du projet d’arrêté modifiant le BPJEPS AAN courant des mois de juin et juillet 2026.

A la suite de ces alertes et revendications, Madame Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a répondu par un courrier du 29 septembre 2026. Elle y apporte une clarification institutionnelle majeure dans le contexte de la réforme du BPJEPS « Natation et Activités Aquatiques » (NAA), diplôme réformé conduisant au titre de maître-nageur sauveteur.

Le ministère rappelle explicitement que l’habilitation des organismes de formation relève pleinement de la compétence de l’État. Conformément aux dispositions du Code du sport, elle est délivrée par le recteur de région académique, après instruction du dossier permettant d’apprécier la capacité de l’organisme à assurer une formation répondant aux exigences nationales.

Le courrier précise également que l’avis du directeur technique national (DTN) de la fédération délégataire compétente (ici, la natation), lorsqu’il est recueilli dans le cadre de cette procédure, demeure consultatif et ne revêt aucun caractère décisionnel. Pour rappel, le SNPMNS avait notamment souligné dans ses alertes que le projet d’arrêté donnait au DTN de la FFN un pouvoir de décision dans le choix des organismes de formation compétents pour former les nouveaux MNS. Cette prérogative n’était pas acceptable pour le SNPMNS.

Cette clarification de la part de la ministre des Sports est essentielle : elle distingue les responsabilités de chacun et rappelle que la décision d’habilitation appartient à l’autorité publique compétente. Elle garantit un cadre institutionnel dans lequel les exigences de qualification, de sécurité et de qualité de la formation doivent primer.

Le SNPMNS restera attentif aux conditions concrètes de mise en œuvre de cette réforme, à la qualité des formations proposées et à leurs conséquences pour les futurs maîtres-nageurs sauveteurs comme pour les professionnels déjà en exercice.

La reconnaissance des compétences de chacun, le respect des responsabilités institutionnelles et la prise en compte des besoins du terrain sont indispensables pour défendre durablement la profession de maître-nageur sauveteur et garantir la sécurité des pratiquants.