Comme à l’accoutumée, les gestionnaires ont le nez sur le pare-brise. Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez pour reprendre l’allusion nasale.

Il faut pourtant avoir du nez et voir loin.

Depuis notre création en 1986, nous alertons sur la gestion verticale des piscines. Pourquoi ?

Nos piscines consomment de l’eau et des énergies pour leur fonctionnement quotidien. Ceci a un coût important, nous le savons tous.

Quels sont les bénéfices des piscines pour la société ? Nous apprenons à nager à toutes et à tous sans distinction aucune. Nous proposons des activités de santé et de bien être à toutes et à tous. L’intérêt des piscines est très important socialement. Il faut le répéter avec force : nos piscines sont des établissements sociaux construits pour que les citoyennes et citoyennes fassent mieux société. La tenue de nos usagers est assez semblable et ainsi ont fait un peu disparaitre les classes sociales.

Aujourd’hui, les factures d’énergie augmentent de façon très rapide. Il faut y faire face. Dans nos piscines, il peut y avoir une approche intelligente en impliquant chaque acteur de nos établissements de bain. Les personnels d’accueil ainsi que les maîtres-nageurs sauveteurs éducateurs sont capables de réaliser de grandes économies de consommation. Il suffit de les motiver par une répartition des économies faites.

Une proposition raisonnable serait de constater les consommations de fluides de la piscine avec un recul de 5 à 10 ans quand c’est possible. Ce constat fera sortir un chiffre que l’on ramènera à un chiffre annuel moyen de volume de consommation d’eau et de chauffage selon l’énergie choisie dans la piscine. Ensuite, il sera temps de conserver le même confort des usagers et de reverser 20% des économies réalisées à l’ensemble du personnel de l’établissement à part égale. Chacun contribuant de son mieux à l’économie selon son poste et selon ses moyens, il est normal qu’il n’y ait pas de différence de valorisation sur l’effort commun. Ainsi, la collectivité sera bénéficiaire de 80% de l’économie réalisée, ce qui permettra de pérenniser les piscines qui ont une vocation de service public en particulier dans la lutte contre la noyade qui coute des millions à notre pays et qui engendre des drames évitables chaque année.

Fermer les piscines est la seule mauvaise solution et elle ne peut qu’émaner de personnes qui ont le nez sur le livre de comptes, et qui n’ont pas le souci du bien commun si nécessaire en cette période difficile pour toutes et tous. La crise COVID avait déjà amorcé un déficit au niveau, entre autres, de l’apprentissage de la natation ; il est important de ne pas plus creuser ce manque sur notre population.

Nous nous adressons aux dirigeants de Vert Marine dans une lettre intersyndicale pour leur demander de rouvrir leurs établissements au plus tôt et de maintenir les salaires à 100% pour les employés qui ont été mis au chômage partiel.

Lettre à vert marine