Le métier de MNS appartient à l’intérêt général

et pas aux syndicats patronaux ni aux fédérations.

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Dans le cadre de la réforme du BPJEPS AAN qui passe de 10 UC à 4 UC, à la demande du Ministère de la Ville de la Jeunesse et des Sports nos représentants syndicaux ont participé aux groupes de travail qui se sont tenus sur 2 réunions à partir du mois de septembre, le dernier groupe de travail ayant eu lieu le 7 octobre dernier.

A priori, ce qui ne devait être qu’une formalité de réforme, puisque l’exercice consistait à réduire l’architecture du BPJEPS AAN

de 10 UC à 4 UC, tout en gardant sensiblement le contenu des matières et des savoir-faire initiaux, a fait apparaître des propositions qui ne nous conviennent pas.

Par exemple, lors de la dernière réunion, notre délégué a pu constater que la représentation FFN poussait ses pions un peu trop loin en matière d’appropriation du contenu. En effet nous devons veiller à ce que chacun puisse avancer ses propositions sans pour autant se positionner en maître du jeu. Nous devons toujours nous référer à ce qu’est dans sa finalité le métier de MNS employé majoritairement par les collectivités territoriales dans notre pays, il reste un généraliste des enseignements

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des nages et autres activités, et non un spécialiste de la natation. Que ce soit hier, ou aujourd’hui, la FFN n’a jamais été loin s’en faut, l’employeur principal des MNS.

Au regard de ces manœuvres pour s’approprier le contenu du métier de MNS, il est important de rappeler quelques éléments d’histoire de la genèse de notre profession.

Celle-ci a vu sa naissance officielle par l’arrêté du 31 juillet 1951 qui a créé le Diplôme d’Etat de Maître- Nageur Sauveteur. Ce Diplôme d’Etat était porté par une loi de sécurité publique publiée le 24 mai 1951. A cette époque où il était comptabilisé près de 5 000 noyades par an, les

2 missions essentielles qui ont été dévolues ont été la sécurité des personnes par la surveillance des baignades d’accès payant (qu’elles soient naturelles ou pas) la gestion et l’organisation des postes de secours sur le littoral. L’autre fondée sur l’enseignement, avec comme objectif d’apprendre à nager au plus grand nombre afin de réduire les noyades.[/column]

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A ce jour, nous sommes parvenus à faire introduire au sein du Code du Sport ce socle important que

représente la loi du 24 mai 1951. Cela a été une rude bataille qu’ont conduit le SNPMNS et ses partenaires des centrales syndicales, puisque des fédérations clamaient que la loi du

24 mai était obsolète et qu’elle devait disparaître.

En fait les tenants de la déréglementation et de la casse de la loi du 24 mai 1951, ne raisonnaient pas en termes d’intérêt général,

mais plutôt en termes d’intérêts particuliers liés à leurs activités, que cet intérêt prenne le parti pris d’une gestion à risque au moindre coût des établissements de baignade.

S’appuyant sur des calculs cyniques, sous l’appellation pompeuse

de management du risque, ces personnes véhiculent de fausses

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[column size=one_third position=first ]informations lors de formations à destination de professionnels.Ou encore que la motivation et les objectifs de ces structures soient avant toute chose, de faire fonctionner la lucrative « pompe à fric» de la formation, quitte à renier le socle de la loi du 24 mai 1951.
Pour prendre un exemple concret, ces mêmes personnes représentants d’intérêts particuliers, viennent de nous gratifier en juin dernier, lors d’une Commission Paritaire Consultative, d’une proposition de Certificat de Qualification Professionnel dit CQP de niveau 5 soit certificat d’étude primaire pour pouvoir encadrer les cours de Gym- Aquatique.

En regardant leur note d’opportunité nous avons pu lire « un renouvellement important (tous les 3 ans) de la main d’œuvre est constaté dans les activités de forme ».

Quelques lignes plus loin, on comprend qu’il faudrait une formation facile d’accès et d’un volume de formation court, de manière à pouvoir répondre aux besoins de recrutement des entreprises.
En bons syndicalistes que nous sommes, il est facile de décrypter le message. En effet nous connaissons
[/column][column size=one_third position=middle ]par les témoignages de nos collègues travaillant dans ces « boîtes à pognon », que les conditions de travail sont exécrables, et l’exploitation poussée au maximum avec des salaires faibles.
Qui ne serait pas complétement dégoûté à se retrouver à faire, parfois 30h d’enseignement en Gym- Aquatique pour un salaire de misère, et sans perspective d’évolution professionnelle.
Si ces jeunes quittent ces entreprises c’est plus pour ces raisons de mauvaises conditions de travail, consistant à donner des cours de Gym- aquatique à « tire larigot », qui épuiseraient n’importe quel sportif motivé. Le comble, pour ne pas dire l’escroquerie des promoteurs du CQP Animateur Aquatique, c’est qu’en même temps qu’ils provoquent le turn over en « pressant les citrons », ils proposent comme solution de former, par leurs propres organismes de formation, les « nouveaux citrons à presser ».

C’est pourquoi le SNPMNS s’est immédiatement opposé avec vigueur sur tout CQP dans notre domaine d’activité, puisque nous disposons du BPJEPS

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AAN porteur du titre de MNS.

Nous écrivons depuis de nombreuses années dans les colonnes de cette revue « Profession MNS », que la solution réside dans une formation plus importante de Maître-Nageur Sauveteur qui pourrait s’appuyer sur un plan d’urgence.
Ce n’est pas en proposant, qui, un CQP d’Animateur Aquatique par la FNEAPL, ou autre Moniteur sportif de natation à finalité professionnelle que la FFN présentera à la prochaine sous-commission Sport de la CPC que nous arriverons à régler le problème de la formation de MNS en France. Ces tentatives pour répondre à des intérêts particuliers, n’ont pour but, que de s’exonérer du cadre légal et réglementaire, c’est pourquoi elles ne sont pas acceptables. La triste réalité du nombre de noyades en hausse cet été doit conduire les pouvoirs publics à faire respecter notre cadre légal et réglementaire d’INTERET GENERAL en engageant une véritable politique de formation de MNS répondant dans son contenu aux besoins de la population dans son ensemble.
Il faut donc dépasser les petits intérêts de telle ou telle fédération
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[column size=one_third position=first ]qui ne regarde chacune que par le petit trou de la lorgnette, faisant des propositions qui pourraient aboutir, si nous n’y prenons garde, à ce que l’unité de notre brevet d’état qui est lié depuis l’origine à l’INTERET GENERAL, ne soit plus garant de la SECURITE PUBLIQUE.image3
Sachez que pour ce qui est du SNPMNS nous ferons preuve de la plus grande vigilance, et proposerons des solutions conformes à la loi du 24 mai 1951 et ses additifs contenus dans le Code du Sport.

LE BUREAU NATIONAL EXECUTIF
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2015-11-30T15:02:37+00:00