Exploser le salariat

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En mettant en avant le pseudo- statut d’auto €ntrepreneur, la mondialisation et derrière elle la grande finance A-nationale (sans aucune appartenance à un pays ou une nation) avance ses pions pour casser ce qui reste de sécurité au travail dans les pays qui bénéficient encore de quelques projets sociaux.

Au début de l’âge des cavernes les hommes étaient seuls face à la nature souvent hostile. Et les hommes imprévoyants étaient rapidement en danger puis mouraient plus tôt que les autres. Au fur et à mesure des progrès de la vie en collectivité l’homme aspirait à plus de sécurité. Les hommes se sont regroupés et ont édictés des règles, celles-ci les protégeaient collectivement et individuellement. Les plus faibles bénéficiant aussi de protection. Au milieu du XIX° siècle « trade union» au Royaume Uni les syndicats sur le continent ont vu le jour et se sont donc appuyés sur l’adage de « l’union fait la force », ces associations regroupaient des travailleurs afin de les protéger. La première grande victoire en France se traduit par la Loi du 21 mars 1884. Le jour du printemps fut promulgué cette loi[/column][column size=one_third position=middle ]sur les associations syndicales et corporatistes. Les travailleurs ont lutté dur pour conquérir le droit de s’unir pour faire valoir des revendications plus que légitimes, être payé suffisamment pour survivre, ne pas faire travailler les enfants plus de 12:00 par jour, d’assurer une protection sociale en cas d’accident de travail plutôt que de mourir de faim etc…image2Cette dynamique de progrès social prend toute sa signification lors des grandes luttes ouvrières de
la première moitié du XX° siècle. Symboliquement : « les congés payés » suite à une longue grève des ouvriers. Lors de cette avancée sociale, le patronat de l’époque à hurler que leurs entreprises allaient faire faillite à cause des congés payés, comme aujourd’hui pour les 35 heures. Puis de progrès social[/column][column size=one_third position=last ]en progrès social nous avons vu au sortir de la seconde guerre mondiale les situations des travailleurs s’améliorer. Ce moment favorable au travailleurs a duré jusqu’à la fin des années 70.image3Depuis cette époque, les organisations patronales ont vu leurs rangs gonfler de toujours plus d’adhérents. Aujourd’hui le MEDEF regroupe plus de 750 000 adhérents! En même temps les organisations syndicales de salariés ont vu leurs effectifs fondre de façon quasi constante d’année en année ! Depuis ce retournement de situation les sociétés ont connu un déclin social tout aussi constant. Le moteur de ce déclin est la culpabilisation systématique des citoyens sur le déclin, qu’il soit économique, moral ou autre. C’est ce que martèlent en boucle les média aux mains des[/column]


[column size=one_third position=first ]grandes fortunes. Aujourd’hui les travailleurs sont plus devant leurs téléviseurs que dans les réunions syndicales pour défendre leur métier et leurs conditions de travail et de rémunération. Les sociétés d’intérim aux effectifs faméliques au moment des années 70 ont explosé. Les CDD deviennent la règle pour faire travailler des personnes dans la précarité et sous la pression. Tout cela ne suffit pas, car tous les travailleurs, salariés ou fonctionnaires, ont aux yeux des patrons encore trop de protection sociale et ils peuvent se regrouper, s’associer se syndiquer.. Diable !!! Pour achever le travail de démolition des acquis sociaux, l’auto €ntrepreneur (A€) est bien la cerise sur le gâteau du MEDEF. Imaginons, dans notre branche professionnelle, tous les éducateurs sportifs deviennent A€. Demain une société a besoin d’un MNS. Elle fait appel a à son panel d’A€ et choisi le moins cher. Concurrence oblige, budget de fonctionnement à réduire impérativement ! Après demain, que font les autres MNS A qui ont aussi besoin de travailler ? Ils baissent leur tarif pour survivre. Et la[/column][column size=one_third position=middle ]boucle est bouclée. Les travailleurs s’affrontent au lieu de se regrouper pour améliorer leurs conditions de travail et de rémunération de façon solidaire. Chacun pour soi… C’est la lutte finale. Et puis imaginons que certains A€ se regroupent malgré tout. Une piscine à besoin d’un MNS pour encadrer des enfants des écoles, le MNS travaille sur facture, donc au service effectivement réalisé. Il manque une classe, pas de facture, pas de salaire pour le MNS. Comme c’est confortable pour le donneur d’ordre. Une panne technique, pas de service rendu par le MNS, pas de facture à régler par le gestionnaire de la piscine. Le MNS tombe malade…… pas de facture ?? Si la note du médecin pour le MNS et la facture de la pharmacie, trois jours sans salaire, un autre MNS s’empresse de prendre sa place. Normal chacun a besoin de vivre, c’est humain !! Et puis juillet et août, la pleine saison, plus besoin de chercher de MNS ils sont tous aux ordres des gestionnaires de piscine, il faut bien gagner sa vie. Bonne vacances !!!! Nous pouvons multiplier les exemples bien plus loin, car si cette situation se fait jour dans nos[/column][column size=one_third position=last ]métiers qu’on ne peut externaliser, elle fera des ravages, c’est certain. Mettre les travailleurs en concurrence quelle aubaine pour les patrons.image4[/column]

2015-12-01T14:11:42+00:00