Commission santé, congrès d’Amnéville 2014

Commission santé, congrès d’Amnéville 2014

Problèmes respiratoires chez les employés des piscines et des centres de balnéothérapie

Les maîtres nageurs et d’autres employés, travaillant autour de piscines chlorées, présentent un risque plus élevé de souffrir de problèmes respiratoires que le reste de la population . Ces nouveaux résultats viennent confirmer les conclusions des travaux déjà réalisés par les chercheurs de l’INRS . Dans l’avenir, classer les piscines comme établissements « « à pollution spécifique », pourrait mettre les maîtres nageurs sauveteurs dans des conditions de retraite anticipée . Bien entendu, une étude préparatoire permettrait de définir les conditions de départ à la retraite anticipée pour chaque
personnel .
Les personnels concernés, les maîtres nageurs sauveteurs et les autres employés de ces structures (personnels de ménage et de maintenance, agents d’accueil…) ont des symptômes rapportés qui sont le plus souvent rhino-conjonctivaux et respiratoires (mal
de gorge, extinction de voix, toux…) en relation avec une forte exposition atmosphérique à un sous-produit de dégradation du chlore, la trichloramine . Des cas d’asthmes professionnels à ce composé ont également été rapportés, sans que le mécanisme physiopathologique soit clairement établi . Les différents produits de désinfection des locaux peuvent, par ailleurs, favoriser des manifestations d’irritation ORL ou respiratoire . La contamination des bassins et circuits d’eau par des micro-organismes (bactéries, spores et moisissures…) peut être responsable de pneumopathie d’hypersensibilité (PHS) . Des recommandations suivies de protocoles permettraient déjà en amont de descendre cette pollution par une meilleure information du public et utilisateurs .

« Ce n’est pas la piscine qui pollue, c’est l’utilisateur ! »

Des pistes techniques, éducatives et informatives existent et leurs contrôles réguliers garantiraient l’abaissement du taux de chloramines :

• Une règle d’hygiène (douche/savon) avant la baignade diminuerait énormément cette pollution . Pour informer les publics : un baigneur « sec » pollue 800 l d’eau, un nageur « humide et savonné » 125 l… . .

• De plus, le port du bonnet obligatoire garantirait également une meilleure propreté de l’eau, par le fait que les gens prendraient une douche ensuite

• Conseiller de faire passer aux toilettes après la douche, pas avant…

• L’eau « froide » ; inférieure à 29° dans un petit bain et 27° maxi dans un bassin sportif ; même pour les bébés dans l’eau éviter de passer au dessus des 31°, 30°5 est physiologiquement excellent de 6 mois à 12 mois pendant 1h, et 30° au maximum après 18 mois .

• La piscine est un lieu de baignade, pas un lieu de bain…ne confondons pas !

• Le nettoyage du bac tampon .

• Les pré-filtres .

• La vérification de l’encrassement des filtres .

• Respecter la masse filtrante pour les filtres à diatomées .

• Pas d’acide sur les sols ni de nettoyage au jet .

• Etablir un vrai protocole de nettoyage pour les bassins et les douches .

• Réduire l’agitation de l’eau lors des fortes fréquentations du public ou de relevés se rapprochant de 0,60mg par litre.

En conclusion, dans chaque établissement, établir des protocoles en accord avec les directions de gestion faisant valoir une qualité d’eau conformément à la législation en vigueur .

Président Commission Santé
LOS Dominique

2017-06-02T15:08:01+00:00